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G. RICHELME

Dans quelques semaines nous nous réunirons pour notre Congrès annuel à Paris.

Ce qui s’est passé depuis notre dernière réunion nationale à Marseille mérite que l’on prenne le temps de l’analyser et d’en tirer quelques conséquences.

Nous savions que 2017 serait une année au cours de laquelle le calendrier politique prévaudrait sur tout et, en conséquence, nous anticipions une relative pause dans la production législative. Aussi, dès que le nouveau Bureau de la Conférence générale a été élu, fin 2016, nous avons engagé, un travail de réflexion sur la place de notre institution au sein de la justice économique.  

A ce jour, nos propositions ont pris forme. Maintenant que de nouveaux interlocuteurs politiques sont en place, nous allons pouvoir en débattre. La discussion avait cependant commencé dans d’autres cénacles, au Sénat, avec les professions judiciaires, avec les services de la Chancellerie … Notre message a été écouté et a suscité l’intérêt.

L’enjeu est clair : avons-nous la capacité de relever les défis  que représentent la technicité croissante du droit, la place que celui-ci a pris dans la vie économique et la revendication de tous les  acteurs  de celle-ci à une justice moderne et de qualité ?

Notre congrès est un des rares moments où la juridiction consulaire sort de sa réserve habituelle. La matinée du vendredi sera l’occasion, devant les plus hautes autorités, de présenter les axes de réflexion de la Commission Prospective afin de démontrer que les juges consulaires, « juges naturels de l’économie » sont aptes à s’adapter à toute évolution comme en témoigne leur histoire multiséculaire.

L’organisation du congrès vise aussi à privilégier la participation active des juges au cours de deux ateliers interactifs du jeudi sur les thèmes majeurs de notre actualité : droit des contrats, prévention et sauvegarde. Je crois, en effet, que la réunion en un même lieu pendant deux jours des juges des divers tribunaux doit nous permettre d’échanger nos expériences. Ces travaux en ateliers, une sorte de « Cluster éphémère », doivent contribuer à l’augmentation des compétences de chacun et donc de nos tribunaux.

Le temps « hors congrès » fait partie aussi de l’évènement et nous sommes honorés que le Président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile-de-France nous reçoive pour la soirée de gala dans les magnifiques salons de l’Hôtel Potocki.

J’espère vous accueillir très nombreux pour donner à ce congrès le rayonnement que mérite l’Institution consulaire, pour témoigner de notre mission et de notre expertise et réaffirmer notre engagement particulier au service public de la justice économique de notre pays !

 

Georges Richelme
Président de la Conférence générale
des juges consulaires de France